De silences en solitudes

Titre: Grossir le ciel

Auteur: Franck Bouysse

Edition: Le livre de poche / Policier – Parution 06/01/2016
ISBN / EAN : 9782253164180

                          

4éme de couverture:

Les Doges, un lieu-dit au fin fond des Cévennes. C’est là qu’habite Gus, un paysan entre deux ages solitaire et taiseux. Ses journées: les champs, les vaches; le bois, les réparations. Des travaux ardus, rythmés par les conditions météorologiques. Le compagnie de son chien, Mars, comme seul réconfort. C’est aussi la quotidien d’Abel, voisin dont la fermes est éloignée de quelques centaines de mètres, devenu ami un peu par défaut, pour les bras et pour les verres. Un jour, alors que l’abbé Pierre disparaît, tout bascule: Abel change, des événements inhabituels se produisent, des visites inopportunes se répètent.

Un suspense rural surprenant, riche et rare.

 

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Ma lecture:

Le froid, la neige, pénétrants. La vapeur d’eau qui sort de votre bouche à chaque expiration. Le décor est planté: Vous êtes dans les Cévennes. C’est l’hiver.

Deux solitudes qui se croisent et se prêtent la main. Des hommes rudes et durs à la tache. Des hommes silencieux, des secrets enfouis.

Une amitié bourrue qui se construit autour de coups de rouge. C’est ce qui se rapproche le plus d’une famille pour ces deux hommes. Il faut dire que Gus et Abel n’ont pas été épargnés par la vie. Ils font face. Jusqu’au moment où leur quotidien se dérègle imperceptiblement. Jusqu’à l’explosion de ces secrets si bien gardés.

 

J’ai aimé :

Avec ses mots sans fioriture, Franck Bouysse nous plonge au cœur de la solitude, celle des hommes, celle des campagnes oubliées.Il parvient sans effort a nous emporter dans l’âpreté de cette vie sans concession.

 

Un extrait ou deux…:

« Faut croire que la terre elle tord les hommes de la même manière et qu’on finit tous par se ressembler » 

« On te dira qu’il faut prendre la vie comme elle vient…connerie…la vie, c’est elle qui te prend, sans te laisser le choix, et par les couilles, encore. »



Une (des) image(s):

Environs d’Honfleur, neige (1867). Claude Monet 

Paris, musée du Louvre.






                                             

9 réflexions au sujet de « De silences en solitudes »

  1. bonjour ma ❤ Sam. J'ai du mal avec le système de notation. Je trouve un peu réducteur. Mais il fallait le savoir que tu ne parlerais que des livres qui te touchent. ça m'a échappé.... Maintenant que je le sais, je ne m'inquiéterai pas de savoir si ou ou non, tu as été touchée. Bisous et bonne fête ma belle. C'est la fête de l'amour chaque jour. Et parler de tes livres adorés, et des auteurs qui atteint ta sensibilité, c'est un bel d'amour. Je t'aime Samantha

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  2. Oui mon Vincent, j'ai aimé. Beaucoup, très beaucoup. Je vais finalement peut être instaurer un système de notation que je ne voulais pas faire. J'avais prit le parti de publier que sur les livres qui me touchent profondément

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  3. un excellent roman noir,dans le manteau blanc des Cévennes enneigées …. J'ai beaucoup aimé ! C'est cool de parler de Frank, si taiseux et discret de nature. Une belle personne qu'il faut rencontrer. Merci Sam <3
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