Survivre… Ceci n’est pas une chronique

Titre : Kinderzimmer

Auteur : Valentine Goby

Edition : Babel Poche – Parution le 4/03/2015

ISBN / EAN : 9782330048631

Ma lecture:

Je m’étais dit que je ne ferai pas de chronique pour ce livre, je suis en colère, je ne comprends pas comment de telles choses ont pu, et peuvent encore exister. Evidemment, je sais ce qu’il s’est passé, j’ai vu des films, écouté des témoignages, lu des livres, mais à chaque fois j’en ressort lessivée et l’âme meurtrie. Le sujet est pesant, sombre. Comment survivre face a tout ce que l’être humain recèle de plus noir, de plus abject. Et puis, dans ce combat de chaque seconde, la toute petite, minuscule lueur d’espoir. Et si on y arrivait ? Si on se sortait de là ? Par quels moyens peut-on résister aux privations, humiliations, violence, inhumanité de tous les jours ? Chaque petit geste de résistance est un pas de plus vers un hypothétique avenir, et un soutien moral, ô combien, précieux.  Nous ne pouvons qu’imaginer ce qu’ils ont enduré, et rien que cela nous torture profondément, nous questionne, nous renvoi à notre comportement, nos actions de tous les jours. A notre vie.

Quelque soit la duré et les raisons de l’enfermement dans ces camps de la mort, nous nous devons de rendre hommage avec le plus grand respect aux millions de personnes passés par là. Et surtout ne pas oublier, et transmettre aux générations futures. Et leur permettre d’être vigilants face au monde et à l’être humain.


Un extrait ou deux… :

« – Je vais t’inscrire au Bertrieb. La couture, c’est mieux pour toi. Le rythme est soutenu mais tu es assise. D’accord?

– Je ne sais pas.

– Si tu dis oui c’est notre enfant. Le tien et le mien. Et je te laisserai pas.Mila se retourne :– Pourquoi tu fais ça ? Qu’est ce que tu veux ?– La même chose que toi. Une raison de vivre. »


Une (des) image(s) :



Un lien : Les bébés du camp de Ravensbrück


4ème de couverture

En 1944, le camp de concentration de Ravensbrück compte plus de quarante mille détenues. Dans les baraquements, chaque femme doit trouver l’énergie de survivre, au plus profond d’elle-même, puiser quotidiennement la force d’imaginer demain. Quand elle arrive là, Mila a vingt ans. Elle est enceinte mais elle ne sait pas si ça compte, si elle porte une vie ou sa propre condamnation à mort.

Sur ce lieu de destruction, comme une anomalie, une possibilité : la Kinderzimmer, une pièce dévolue aux nourrissons, un point de lumière dans les ténèbres.

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