La Riviera, Nice, sa promenade des Anglais… Et son ancien Maire.

Titre : Le Niçois

Auteur : Joann Sfar

Edition : Michel Lafon – Parution: 26/05/2016 -281 pages

ISBN / EAN : 9782749927923


Ma lecture :

Vous connaissez Joann Sfar ? Vous savez le créateur du Chat du Rabin, celui qui fît un film sur Gainsbourg ? Et bien voilà, aujourd’hui il nous propose un roman, en toile de fond Nice la belle, celle chère au coeur de son ancien Maire, Jacques Merenda (Jacques Médecin ?). Ce dernier après 20 d’exile en Amérique du Sud revient dans sa ville pour la sauver et la reconquérir. Avec son ami et adversaire politique, Franck Bouchoucha – le plus mauvais médecin de Nice. Un avocat sans clients, Zéphyrin, parce qu’il est noir (bah oui nous sommes à Nice),  il va partir a la conquête des quartiers (oui il y en a à Nice). Pour ce faire il va décider de changer de bord (politiquement parlant), en découle une série de situations de plus en plus rocambolesques. La présence d’un chien né au milieu de crocodiles, et qui croque tout ce qui bouge y est pour beaucoup. Et le maire en place qui panique à l’idée de perdre sa Mairie…

Un roman plaisant à lire, bien écrit, souvent drôle, mais qui ne me laisse un sentiment mitigé.

Un extrait ou deux… :


« Merenda rit beaucoup en constatant que pratiquement les seuls Blancs de la section Niçoise du Front de Gauche étaient les chefs. Ceux-là gouvernaient en faisant usage de l’ordre que depuis toujours ils conspuaient : ils jouaient sur l’obéissance de la population. On apprend ça à l’école, au régiment, puis en prison. On vous met un Edwy Plenel, et vous faites ce qu’il dit. Bizarrement, quand on naît pauvre, on se demande jamais pourquoi on accorde à ces monosourcils une telle autorité. On ne se rend pas compte que finalement, ils pratiquent exactement ce que font depuis deux mille ans les curés : nous mener à la baguette. Leur pire ennemi n’a jamais été, quoi qu’ils en disent, ni la religion ni la droite, dont ils empruntent tous les tics, leur ennemie, c’est la liberté. »


Une (des) image(s) :




4ème de couverture :


« Je vous parle d’une époque où les hommes à moustache avaient encore leurs chances avec les jolies blondes…Excusez moi de n’avoir pas écrit une vraie enquête sur Jacques Médecin. Mais je ne suis pas un garçon sérieux. Ma vérité se trouve chez Dino Risi, Frédéric Dard et Sergio Leone. Finalement, je ne suis pas compétent en ce qui concerne Jacques Médecin. Mon expertise s’arrête juste à cet univers dont je rêve depuis longtemps, sur le quel règne Jacques Merenda. »

2 réflexions au sujet de « La Riviera, Nice, sa promenade des Anglais… Et son ancien Maire. »

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