De la solitude dans le couple – Une vie à part – Jane Smiley

Une Vie à Part

Jane Smiley

Editions Rivages



Ma lecture :


Missouri – USA, 1883. La place de la femme dans la société américaine est encore incertaine, l’angoisse de rester vieille fille est forte au sein de ses familles. Alors quand sur trois filles, il y en a une qui n’est ni jolie, ni intelligente – mais tout à fait acceptable – la mère de famille n’a de cesse de lui trouver un parti convenable. Et le mariage arrangé peut s’avéré réussit ou désastreux. Ici nous suivons Margaret dans les méandres de son mariage, qui lui sembla être son choix au début, et qui au fil du temps se révèle une prison dorée, psychologiquement et physiquement. Avec une force immuable elle affrontera les déboires de ce mariage pesant, dû au comportement hors du commun de son mari. Un mari excentrique dans le sens où ses certitudes et l’énergie qu’il déploie a les défendre sont source d’épuisement psychologique.
Un portrait de femme forte, qui débute à la fin du XIXème siècle et se termine au milieu de la seconde guerre mondiale.





Un extrait ou deux… :


« Pour Lavinia, l’enseignement restait la solution ultime, lorsque tout espoir de mariage serait perdu. »


« Plus important encore, elle était passée maîtresse dans l’art du sourire neutre, du silence patient de l’organisation de la maison (plus de piles de papier dans l’entrée ou dans la cuisine, et un salon bien net). Lavinia disait qu’une épouse ne devait faire ce qu’on lui demandait que la première année. Pourquoi Margaret avait-elle oublié cette réflexion pleine de sagesse ? »


4ème de couverture :


Margaret Mayfield est déjà presque une vieille fille quand, à 27 ans, elle se marie avec le capitaine Early. Cet homme est la célébrité de la petite ville du Missouri où il est né : un officier de marine doublé d’un astronome; un génie qui, selon la presse locale, a changé la face de l’univers. La mère de Margaret se réjouit de cette union, qu’elle qualifie de coup de chance.

Cependant, Andrew déçoit les attentes de Margaret dès lors qu’elle découvre que la passion de son mari pour les sciences le dévore et ne lui laisse aucune place.Malgré tout, et souvent malgré elle, elle reste à ses côtés et traverse avec lui des tragédies à la fois personnelles et historiques.Alors que les Etats-Unis s’engagent dans la guerre, les obsessions et la paranoïa d’Andrew prennent une allure inquiétante et obligent Margaret  reconsidérer, voire à remettre en cause, l’existence qui est devenue la sienne.



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